DOMIPLAN

Voyage numérique en 3 vidéos

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le 04.03.2016 à 06:00 · par Rebecca L.

Quelque part entre rock planant pour grands espaces, pop électrisante pour insomniaque et folk mystique, Domiplan sculpte loin des regards une musique qui ne ressemble à personne. Une musique qu’on aime de plus en plus à chaque écoute, comme si elle n’en finissait jamais de dévoiler ses charmes.

Bref historique… Un premier album, The Jeffrey Suite, sort en 2012 sur le label Oppidum Records puis un second, 24, en 2013, en numérique. A cette époque, Domiplan, du nom d’un objectif photo fabriqué en RDA dans les années 60, est le laboratoire solitaire de Xavier Bonillo. Parmi les nombreuses personnes qu’il invite à poser leurs voix ou leurs instruments sur ses morceaux, une se démarque particulièrement, la chanteuse Claude Leprêtre, avec qui l’alchimie va être totale, et qui va devenir partie prenante du projet.

Aujourd’hui ils écrivent à deux la suite de l’histoire. Depuis la fin de l’été dernier, le duo a partagé trois nouveaux morceaux sur le net, à chaque fois en vidéo, en dessinant petit à petit les contours d’un nouvel album qui s’annonce fascinant… Genèse d’un futur disque en trois vidéos.

26 aout 2015. Une première vidéo balancée sur la toile. Claude au chant et à la basse, Xavier à la guitare. Tous deux assis, face à face. On pourrait croire à une répétition, mais le lieu laisse songeur. Une sorte de grand espace, comme l’intérieur d’un temple ou d’une église, dans une semi pénombre, voilée d’une légère brume. Le morceau surprend. La voix est bluffante. D’abord simplement parlée, profonde et grave, elle prend son envol au fur et à mesure du morceau, devient suraiguë le temps d’un refrain sur le fil ou l’on s’attend à tout moment à ce qu’elle se brise, puis retombe, se promène entre deux volutes et s’envole vers les cieux. Elle traverse tous les registres avec une aisance déconcertante et une émotion rare.

17 janvier 2016. Les chiens sont lâchés. Loin du dépouillement mystique du premier morceau, loin de sa captation live brute et sans effet, avec Dirty Dogs, Domiplan fait un grand écart stylistique, autant dans la musique que dans l’image. Mélange de pop électrisée, de rythmiques tribales et de guitares aériennes, le morceau nous embarque dans une sorte de transe post-dancefloor, où des images pixélisées de mannequins, de défilés de mode et de talons hauts défilent à grande vitesse au travers d’un minitel géant sous ecstasy. L’espace d’un instant, il est 5h du matin, je me trouve à un vernissage d’un artiste berlinois et je danse les yeux mis clos en essayant de ne pas renverser mon mojito.

12 février 2016. Retour dans le sanctuaire du premier morceau, en pleine lumière cette fois ci. Il s’agit de la Chapelle des Italiens, située en plein cœur d’Avignon. Pour ce troisième titre, le duo a invité le musicien Mikaël Cointepas (initiateur du très beau projet folk Vesper Land), qui joue ici guitare et batterie. Dès les premières notes, un rayon de soleil vous lèche le visage, une sensation à mi-chemin entre un profond bonheur et une très grande nostalgie. Je descends d’un train après un long voyage. Ma poitrine se comprime mais je sens une force incroyable qui m’envahit. Des chœurs lumineux et un élan rythmique fait de milles tambours. On touche au divin.

On attend maintenant la suite avec impatience. Un prochain titre est prévu dans les semaines à venir. Et un concert à Lyon le 1er avril…

Xavier et Claude jouent également dans le groupe Sombre, et ils y font de très belles choses dont on vous parlera sans doute prochainement…

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