Low

The Great Destroyer

( Sub Pop ) - 2005

» Chronique

le 27.01.2005 à 06:00 · par Arnaud G.

Un des grands sages de Millefeuille.fr dit souvent: il faut se méfier d'un disque qui sort avec une étiquette le disque le plus ... (complétez avec un adjectif de votre choix), comme d'une compile de Barry White dans une soirée.

Ici l'adjectif annoncé un peu partout et même ici, était "violent". Bon.

A l'échelle de Low, on espérait tout de même pas un disque à la croisée de Slipknot et Mayhem, mais une légère accélération. Et miracle, pour une fois, la bienveillante étiquette était juste : Low nous offre là un disque violent. Mais une violence maîtrisée, parfois même inquiétante.

Les hostilités commencent avec Monkey, et ses décharges de guitares intempestives, ce son trituré...Oui oui, on parle bien de Low, celui de Long Division, et du EP de chansons de Noël, qui enfonce le clou un peu plus loin sur Everybody's Song avec ses sons saturés et ses versets quasiment scandés.

Pourtant la nouvelle direction prise par le groupe connaît des ratés comme sur California qui se révèle être très fade, et Just Stand Back très pop-rock avec tout ce qu'il y a parfois de péjoratif dans ce terme (le son "pop-rock", vous voyez ?). A mi-chemin du disque, on est déjà sûr d'une chose : ce n'est pas le meilleur disque de Low.

Question n°1 : Est-ce vraiment le même groupe dont on parle ? Les envolées guitaristiques dignes du Crazy Horse sur On the Edge of ont de quoi faire bondir à la première écoute, de même que les tritutrations sonores qu'émane ce disque...Ce qui nous amène à la ...

Question n°2 : Est-ce que David Fridmann transforme tout ce qu'il touche en plomb ? Considéré par certains comme un producteur omnipotent qui se transforme en membre du groupe à part entière, on a tout de même le bonheur ici de ne pas entendre le "son Fridmann" habituel (parmi les victimes recensées: Mogwai, Flaming Lips, Delgados). Reste à savoir maintenant comment il a pu influencer le trio de Duluth pour l'enregistrement de ce disque aux passages surprenants parfois même décalés.

Question n°3 : Mais alors cet album je l'achète ? Oui, pour au moins une raison : Pissing. Cinq minutes huit secondes angoissantes, du Low comme on l'aime avec toutefois cette douce violence qui caractérise ce disque. Cette lente montée, et ce nouveau son qui trouve enfin sa place à la perfection sans se demander si on a bien affaire au même groupe ou tenter de percer le pourquoi du comment d'un tel disque légèrement décalé, vers lequel on reviendra dans quelques années avec un a priori négatif qui se transformera en sympathie.

Retour haut de page

Pochette Disque The great destroyer

» Tracklisting

  1. Monkey
  2. California
  3. Everybody's Song
  4. Silver Rider
  5. Just Stand Back
  6. On the Edge Of
  7. Cue the Strings
  8. Step
  9. When I Go Deaf
  10. Broadway (So Many People)
  11. Pissing
  12. Death of a Salesman
  13. Walk into the Sea

» Accès Archives

Copyright © 2004-2013 Millefeuille, toute copie intégrale ou partielle est soumise à autorisation. Contacts. En continu.