Cellar Door

Cellar Door

( Autoproduit ) - 2004

» Chronique

le 25.09.2004 à 06:00 · par Arnaud G.

La pochette annonce la couleur, bleue, un arbre seul ancré dans la terre, un peu à la manière du Laughing Stock de Talk Talk, ce groupe bavard transformé en joueurs de silence. Et si l'adjectif désolant résume parfois le rock français, ici il s'agit heureusement uniquement de désolation.

La désolation, la tristesse et le silence, voilà sans doute les trois moteurs de Cellar Door, sur cet EP sans titre, pourquoi s'encombrer de mots lorsque la musique se suffit à elle-même ? Et c'est en toute logique qu'un titre instrumental ouvre cet album, régal de guitares entrecroisées on ne peut plus prometteur, de samples électroniques effacés. La première satisfaction passée, impossible de ne pas faire une fixation sur la voix de Sandra le long des quatre titres suivants, Beth Gibbonsienne à souhait (auteur justement d'un album avec un ancien... Talk Talk!), souvent renversante lorsqu'elle n'est pas triturée, et qu'on aimerait voir plus en avant tant elle sait se montrer chaleureuse.

Le groupe cite en vrac Logh, The Notwist, Devics, Beth Gibbons, liste impeccable à laquelle on rajouterait Black Pine, autre groupe aérien qui se joue des styles tout comme Cellar Door. Mention toute particulière à It's a Nice Day for All the Happy People et Deep, moments d'élégance de cet album. Cellar Door, à (déc)ouvrir absolument.

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