Comets on Fire

Avatar

( Sub Pop / Pias ) - 2006

» Chronique

le 21.08.2006 à 06:00 · par Eric F.

Bien qu'on ait depuis eu l'occasion de le réécouter un nombre incalculable de fois, la découverte de Blue Cathedral nous laisse encore quelque peu KO. A mi chemin entre le blues, Pink Floyd et Mudhoney (très souvent au sein d'un seul et unique morceau) les surexcités de Comets on Fire avaient ainsi frappé très fort.

Avatar, la suite, forcément tant attendue, laissera malheureusement l'auditeur circonspect : la violence primitive du groupe est toujours présente, mais comme tapie dans l'ombre, nous guettant pour mieux nous sauter dessus (sur le prochain album ?). Les sept morceaux de ce disque semblent trop occupés à construire une machine à remonter le temps (direction les années 70) pour vraiment essayer de nous faire subir les pires assauts.

Dogwood Rust, placé en ouverture, a au moins le mérite de faire le lien entre Avatar et son prédécesseur tant les guitares partent dans tous les sens. L'oscilateur donne toujours un côté complètement incontrôlable à l'ensemble, même si tout cela semble quelque peu plus calculé qu'auparavant. La jam finale laisse pourtant entrevoir de belles choses, mais Jaybird donne finalement le ton de ce disque. Et là, surprise, la voix du rugueux (c'est le moins qu'on puisse dire) Ethan Miller est ici parfaitement posée. Ca sera d'ailleurs le cas sur tous les autres titres.

La suite se corse encore plus avec Lucifer's Memory et ses allures de classique tiré des seventies, mais au rayon ballade ! Sans aucun doute un très grand morceau, mais presque dérangeant de la part des Comets On Fire ! The Swallow's Eye aura beau revenir un peu plus sur les traces de Blue Cathedral (ah, ces solos étirés du multi-cartes Ben Chasny !) et Holy Teeth se faire agressive à souhait, ces beaux efforts sont ruinés par l'instrumental Sour Smoke. A mi-chemin entre le génie pur et la totale sortie de route, ce morceau est finalement à l'image de ce disque : plutôt fort bien réussi mais un peu trop déstabilisant de la part d'un tel groupe pour qu'on puisse y adhérer pleinement avant un certain temps (gardez confiance, ça finira bien par venir).

Hatched Upon The Age ne fera pas avancer le schmilblick, mais en y regardant de plus près, on remarquera que les Comets on Fire se seront appliqués à "avancer" disque après disque : dans un premier temps au niveau de la production (comparez donc Field Recordings From The Sun à Blue Cathedral déja) avant de s'attaquer à des compositions plus "classiques". Si on peut rester sceptique, louons l'intelligence de ce groupe qui va même jusqu'à déclarer qu'Avatar est leur disque le plus extrême. Le pire étant qu'ils ont finalement peut être raison...

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Pochette Disque Avatar

» Tracklisting

  1. Dogwood Rust
  2. Jaybird
  3. Lucifer's Memory
  4. The Swallow's Eye
  5. Holy Teeth
  6. Sour Smoke
  7. Hatched Upon The Age

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