Explosions in the Sky

Feux d'artifices texans

» Interview

le 16.03.2004 à 12:00 · par Eric F.

Munaf Rayani (guitare): Merci de venir nous poser des questions !

Merci à vous de bien vouloir y répondre ! Je vais commencer par vous demander comment est né le groupe.

Michael James (basse et guitare) : Munaf, Mark et moi sommes amis depuis pas mal de temps et on a très vite eu envie de faire de la musique ensemble, mais ils nous manquait un batteur. Chris est venu à Austin pour étudier mais ça n'a pas vraiment marché pour lui. Comme il était batteur depuis des années il a mis un flyer dans un magasin de disques et on a beaucoup aimé les images qu'il avait mises dessus. C'est comme ça qu'on a commencé le groupe.

Mark Smith (guitare) : On l'a pris parce qu'on aimait son look (rires).

Chris Hrasky (batterie) : Ils avaient une idée bien précise de ce qu'ils voulaient (rires). On s'est rencontré dans une pizzeria et on a surtout parlé de films. Je me suis tout de suite senti très à l'aise avec eux, ce qui est assez rare avec moi. Ca s'est bien passé, on a commencé à jouer ensemble et après je ne sais pas ce qui s'est passé, des années plus tard nous voilà en France (rires).

La musique que vous jouiez à l'époque ressemblait-elle déjà à celle que vous faites maintenant ?

MR : Je trouve qu'il y a eu une grosse évolution. La façon dont on décrit ça quand on écoute notre premier album qui est sorti alors que le groupe n'avait que six mois, c'est de le comparer à quand tu regardes un de tes vieux albums photos. Tu te vois plus jeune et tu te dis « Ok, c'est moi, mais j'ai grandi depuis ».

MS : Ceci dit la base était là dès le début. On a ensuite évolué autour de ça.

Comment avez-vous trouvé le nom Explosions In The Sky ?

MS : On a commencé à jouer en mars 1999 sous un nom différent, mais on ne te dira pas lequel parce qu'il craint énormément (rires). Le 4 juillet, jour de la fête nationale aux Etats-Unis, tout le monde lance des feux d'artifices et c'est là que quelqu'un a parlé d' « explosions in the sky ».

CH : On cherchait un nom de groupe et on l'a adopté le lendemain. Ca colle bien, c'est direct et ça a une image très spécifique…

En relation avec votre musique…

CH : Oui c'est vrai. Ca me paraissait être un choix tout à fait logique.

Vous avez été aidé par The American Analog Set à vos débuts. Y a-t-il d'autres groupes dont vous vous sentiez proches ?

Tous : Trail Of Dead !!!

CH : Quand notre album précédent est sorti on a fait leur première partie sur la tournée américaine et ça nous a beaucoup apporté. Ce qui est chouette avec eux c'est qu'ils n'hésitent pas à prendre des groupes d'Austin avec eux en tournée. On a pu jouer devant cinq cent personnes tous les soirs et ça nous a énormément aidé.

MS : Avant quand on jouait à Austin il y avait six personnes dans la salle mais ils n'ont pas hésité à nous prendre.

CH : Par la suite, nos concerts là bas se sont mis à attirer de plus en plus de monde.

Avez-vous le sentiment d'appartenir à une scène texane ?

MR : On est texans ce qui est spécial pour nous mais on n'a pas l'impression d'appartenir à une certaine scène même si on a des amis dans certains groupes. C'est marrant parce qu'on tourne ensemble, on se voit tout le temps et une fois rentré à Austin on ne va pas se voir pendant deux trois jours et il faut qu'on se retrouve.

CH : Il y a une scène très importante à Austin mais je n'ai pas l'impression qu'on y soit spécialement lié, ça n'est pas que ça soit bien ou que ça soit mal, c'est juste ce qu'on ressent. On passe un peu de temps avec les types de Trail Of Dead, mais on a plus tendance à rester entre nous.

MR : On est des types calmes qui passent leur temps ensemble.

Vous préférez jouer avec des groupes proches de votre musique ou des groupes différents ?

CH : Avec des groupes différents. On a fait une tournée avec cet excellent groupe de Chicago, We Ragazzi, ils n'ont pas grand-chose à voir avec notre musique.

MR : Je crois que ça peut être gênant pour le public parce qu'on était vraiment différent mais personnellement, quand je vais à un concert, j'aime voir des groupes qui ne jouent pas le même genre de musique. On préfère généralement ne pas jouer avec des groupes instrumentaux, ça n'est pas qu'on n'aime pas ça, évidement, mais disons qu'on fait un concert avec deux autres groupes instrumentaux, sur toute une soirée tu auras forcément l'impression d'entendre la même chose au bout d'un moment. C'est pour ça que la tournée avec Trail Of Dead a été si parfaite, avec nous entre calme et tempête et Trail Of Dead qui est un pur groupe rock. Je pense que ça a été aussi bon pour nous que pour ceux qui sont venus aux concerts sans nous connaître

Je vous ai posé cette question car j'ai vu que vous aviez fait une tournée au Japon avec Mono

CH : C'est vrai, mais en même temps on a passé des sacrés bons moments ! Mono sont parmi les gens les plus adorables que j'ai jamais pu rencontrer. Ca n'est donc pas qu'on est contre ça puisque tu viens de nous citer l'exemple d'un groupe instrumental avec qui on a fait une super tournée.

MR : Je crois que le groupe sur lequel on tomberait tous d'accord, c'est The Dirty Three.Ca serait super de partir en tournée avec eux, car bien que nos musiques soient instrumentales, elles sont très différentes.

CH : Leur musique est beaucoup plus lâche, mais c'est surtout un groupe impressionnant. Quant à la tournée avec Mono, c'est quelque chose que j'aimerais bien refaire car on est devenu très proches.

Ca n'a pas été trop dur de communiquer avec eux ?

CH : Si mais ça fait partie de l'aventure…

MS : C'était vraiment très amusant.

CH : Ca a été difficile les premiers jours, on faisait semblant de se comprendre. Quant on s'est mieux connu, on ne se comprenait toujours pas, mais ça ne nous posait plus aucun problème de se le dire.

MS : C'était hilarant : « Hé comment ça va ? » « Oui » (rires). C'était chouette car ils essayent tous d'apprendre l'anglais, de notre côté on a essayé d'apprendre quelques mots de japonais. Ils écrivaient tout ce qu'on disait dans un carnet pour s'en souvenir.

CH : En leur faveur, leur anglais est bien meilleur que notre japonais.

MR : C'est tellement bien de ne pas avoir besoin de parler la même langue que quelqu'un d'autre pour bien s'entendre avec lui. On les apprécie à tous les niveaux et je pense que c'est réciproque, même si on ne peut pas se parler.

CH : C'est dingue au téléphone ! « Salut Taka ! Non je comprends rien. Allez, à plus ! » « oui ,toi aussi » (rires).

Je les ai interviewé et on n'a pas du tout réussi à se comprendre, mais ça a quand même été une interview très agréable.

CH : ils sont tellement adorables.

MR : Ils sont authentiques. Que tu fasses de la musique ou pas, c'est ça qui t'attire vers les autres.

Est-ce que cette tournée n'a pas donné lieu à une sorte de compétition positive ?

CH : Je n'en ai pas vraiment l'impression. Ca a plutôt été le cas pendant la tournée avec Trail Of Dead, qui allait faire le meilleur concert chaque soir, ce genre de chose.

MR : C'était génial pour nous en tant que groupe peu connu avec ce vrai groupe rock, on essayait de mettre le plus d'émotion possible dans nos concerts et il y a eu des soirs où on sortait de scène et ils nous disaient : « Mais qu'est ce que vous avez fait ? Maintenant on va être obligé de lancer nos guitares encore plus haut ! » (rires). C'était vraiment fun et ça nous a poussé à mieux jouer chaque soir.

MS : C'est très positif et je trouve que ça a aussi été le cas avec Mono. Je me souviens de leur balance avant notre premier concert : « Oh mon dieu, il sont géniaux ! ».

MJ : On s'est dit qu'il allait vraiment falloir qu'on assure après (rires).

CH : On avait déjà entendu le disque mais ça a été un sacré choc sur scène.

Vous parliez de films tout à l'heure. Il y a incontestablement un élément cinématographique dans vos morceaux.

MR : On adore tous le cinéma, on a vu et aimé tant de films. La plupart du temps on nous demande quels groupes nous ont influencé et il y en a un nombre finalement assez réduit par rapport à l'inspiration que peut nous apporter le cinéma. C'est très important car sans paroles, la musique est tout ce que nous avons pour peindre nos tableaux.

CH : Le disque précédent est un parfait complément à La Ligne Rouge, un film…

MS : … Qui nous a complètement détruit !

MR : C'était très étrange quand on l'a vu, on était tous les quatre dans cette immense salle pleine de gens avec leur pop corn qui n'arrêtaient pas d'aller et venir pendant les trois heures du film. Quand ça s'est terminé tout le monde a gueulé « Enfin fini ! Quelle daube ! » alors que nous étions à peine capables de bouger, sous le choc.

CH : On aime tous le cinéma. Des tas de films différents.

MJ : C'est sûr que ça influence notre écriture, on essaye de faire nos morceaux comme des courts métrages. Comme un drame en trois actes.

MR : J'espère d'ailleurs qu'on aura un jour l'opportunité de faire la musique d'un film, ça serait un changement agréable par rapport à enregistrer un album. On se met toujours beaucoup de pression car on veut que ce soit le meilleur de nous même qui se trouve sur le disque. Quand tu fais la musique d'un film, la musique ne passe pas forcément au premier plan.

C'est un peu ce que vous avez fait en utilisant un sample de La Ligne Rouge.

CH : Et maintenant on attend le procès ! Ca m'étonne qu'on ne nous ait toujours pas appelé (rires).

Vous devez donc penser que la musique parle mieux que les mots.

MR : Des fois c'est le cas.

MJ : Ca dépend de quoi tu parles. Il y a beaucoup de choses sur lesquelles notre musique insiste qui sont liées à certains sentiments ou émotions que les mots ne peuvent pas décrire.

MS : C'est pour ça qu'il y autant de formes d'art.

J'ai vu que votre album parlait de ces marins ukrainiens bloqués dans leur sous-marin… Ca n'est pas impossible d'évoquer ça uniquement avec de la musique ?

CH : C'est surtout sur une chanson qu'on avait du mal à terminer quand on a entendu ça et ça nous a vraiment marqué.

MR : C'est une histoire vraiment déchirante.

CH : Dégoûtante et frustrante. La nuit dans mon lit j'y ai repensé, tous ces types coincés dans leur sous-marin à attendre la mort…

MR : C'est comme pour n'importe quelle tragédie : on a eu la chance de ne pas être touché par ça. Regarde nous, on est en France prêt à monter sur scène, je ne vois pas ce qu'on pourrait demander de plus pour être heureux.

MJ : Ceci dit, c'est ce que la chanson représente pour nous. Je ne pense pas que quelqu'un doive penser à ça en l'écoutant pour qu'elle fasse son effet.

CH : D'ailleurs, j'espère que ça n'est pas le cas. Ca n'est pas forcément ce dont parle la chanson, mais plus ce qui nous a aidé à la finir.

Considérez vous que votre musique délivre un message ?

MR : Pas vraiment.

MS : Rien que nous ne puissions exprimer avec des mots.

MR : Ca a une signification pour nous.

CH : Je ne voudrais pas dire aux gens ce qu'ils doivent penser.

MR : Exactement.

MS : en tout cas il n'y a rien de politique.

Votre musique étant instrumentale, la gamme d'interprétations est de toutes façons très large…

MR : Exactement, et c'est ça qui peut la rendre si universelle.

Avez-vous déjà pensé à ajouter des paroles ?

MR : Au début on a posé la question et personne n'a répondu. C'est donc devenu notre processus normal d'écriture.

Vous parliez tout de suite de vous sentir chanceux de faire ce que vous faites, est ce pour ça que vous avez choisi un titre aussi optimiste pour votre dernier album ?

MR : Je crois qu'en effet c'est assez lié. Notre album précédent était beaucoup plus sombre. C'est une question de sentiments aussi avec tout ce qui nous passait par la tête alors que ça n'était pas évident pour nous que nous allions faire un disque optimiste. Je pense que c'était quand même prémédité car on est très heureux de pouvoir vivre de notre musique.

CH : Il y a aussi la façon dont c'est présenté sur la pochette où c'est écrit en continu comme si c'était pour se convaincre.

MS : C'était un peu pour se convaincre que la terre n'est pas un endroit froid et mort car il nous arrive d'avoir des pensées négatives. Le monde a tellement de facettes déprimantes.

J'ai trouvé cet album très intelligent car il n'essaie pas d'être plus bruyant ou le plus extrême possible et il y a un lien très fort entre les titres.

CH : On savait qu'on voulait que le disque soit comme ça mais ça n'était pas vraiment planifié non plus. On a essayé au mieux que ces cinq morceaux s'enchaînent, c'est quelque chose qu'on essaie de reproduire en concert.

MS : Certains morceaux sur les albums précédents ne collent pas très bien ensemble.

Vous vous sentez capable d'écrire un morceau très long, à l'image du My Father My King de Mogwai ?

MJ : On en a déjà parlé entre nous…

CH : on doit sortir un EP pour un label américain et c'est peut-être ce qu'on va faire. On parlait d'un morceau de vingt cinq minutes, mais si on le fait il ne faudra pas qu'il donne l'impression d'être aussi long, avec douze minutes statiques, ce qui est souvent le cas avec ce genre de morceau. Je crois que le challenge serait autant de faire un morceau de vingt cinq minutes qu'un de trois minutes trente, ce sont des idées intéressantes. Je crois même que ça serait plus dur pour le morceau de trois minutes : ça me parait virtuellement impossible (rires).

MS : En général que le morceau dure cinq minutes ou douze, on ne fait pas vraiment la différence.

La batterie a un son très particulier sur cet album, les rythmiques sont assez spéciales également. Y a-t-il des influences de musique militaire ?

CH : Je ne sais pas vraiment pourquoi j'utilise autant de rythmes de marches militaires, je n'ai jamais joué dans une fanfare ni rien de ce genre. Je n'ai jamais joué comme ça avant d'être dans ce groupe, mais c'est vrai qu'il y en a beaucoup sur le nouvel album. Je n'arrive même pas à t'expliquer pourquoi.

Tu sens que c'est ce qui convient le mieux à la musique ?

MJ : Parfois, oui.

CH : C'est ce qui me parait être le plus sensé.

Vous avez ressorti How Strange Innocence en vinyl. Allez vous faire de même pour le cd ?

MR : Oui, on n'y avait jamais trop pensé mais comme pas mal de gens ont envie de l'entendre, on ne va pas le garder rien que pour nous. On économise pour pouvoir le faire nous même, le vendre aux concerts ou par mail order. On le vend en vinyl pour le moment, c'est assez cher car ça nous a coûté beaucoup d'argent pour le faire.

CH : On espère pouvoir le faire dans les mois qui viennent mais rien n'est sûr. On va sûrement changer une partie de l'artwork.

J'ai cru comprendre que certains d'entre vous n'appréciaient pas trop ce disque.

CH : Personnellement je ne l'aime pas autant que les deux autres, je ne le déteste pas non plus mais c'est comme revenir à quand nous étions jeunes.

MR : C'est vraiment qui on est dans ce disque mais en même temps il n'a pas grand-chose à voir avec les deux autres, j'ai presque l'impression qu'on a mis des chansons pop dedans !

MS : Pour ma part, je trouve que c'est notre meilleur disque (rires). On n'arrête pas de baisser de niveau depuis…

Ca ne vous dérange pas de réécouter vos disques ?

CH : Moi si.

MS : Moi pas (rires).

MR : Je ne les écoute pas très souvent, deux trois fois par an, c'est peut être parce qu'on entend les morceaux tous les jours en tournée.

MS : On fait d'abord cette musique pour nous même, elle fait ressortir nos émotions et ça reflète très bien nos personnalités. Ca me fait le même effet quand je réécoute nos disques.

CH : Ca me fait plus cet effet là en concert, j'adore jouer nos morceaux en concert, mais sur disque c'est trop énervant, je n'arrive pas à seulement écouter : « Oh, ça n'est pas comme ça que je devrais jouer cette partie là ».

J'ai vu que votre disque se vend plutôt bien. Je suis allé chez un disquaire cet après-midi et vous étiez classé numéro trois des ventes au rayon indé. Est-ce que c'est important pour vous ?

MS : Waow ! C'est génial.

CH : On a lu cette interview du groupe Jet où ils déclarent se foutre de leurs ventes alors que c'est totalement le genre de groupe à s'en soucier. L'autre jour à Seattle on est allé dans ce magasin de disques où on était dans le rayon des meilleures ventes et je ne nie pas que ça nous a fait plaisir.

MJ : C'est un sentiment agréable.

CH : Ca veut dire qu'on touche les gens. Nos ventes ne sont pas une obsession mais on souhaite tous que nos disques se vendent bien. Que tu nous dises ça nous fait plaisir.

MS : Bien sûr on a envie de toucher le public le plus large possible.

MR : C'est notre but, pas de se faire un million de dollars, même si ça serait chouette (rires), mais de toucher un million de gens.

CH : C'est encourageant de savoir que ce que tu fais marque les gens. Je n'avais jamais resenti ça avant d'être dans le groupe.

Y a-t-il un endroit où vous vous sentez plus populaires ?

MJ : Ca a l'air d'être à peu près partout pareil. A part peut être au Royaume Uni.

CH : Le label fait beaucoup d'efforts là bas et la presse est tellement avide de nouveaux groupes, c'est assez étrange pour nous, ça nous met mal à l'aise.

MS : Ca a été beaucoup plus lent aux Etats-Unis, on a fait beaucoup d'efforts.

Le côté NME qui cherche le meilleur groupe du monde toutes les semaines, on sent bien que ça n'est pas pour vous…

CH : C'est ridicule ! Qui est le nouveau groupe de la semaine ? Personne d'entre nous n'a envie d'être le « groupe cool ».

MJ : Et ça n'a rien à voir avec la musique, tout vient de l'image que tu donnes de toi et ton groupe.

Il me semble que ça soit votre plus grosse tournée européenne à ce jour ?

CH : A vrai dire nous n'avons fait qu'une seule tournée européenne complète pour l'instant. Celle-ci nous a révélé plein de surprises. Notre dernière tournée américaine a aussi été très bonne.

MR : C'est la meilleure tournée que l'on ai fait, c'est vraiment génial mais en même temps c'est déstabilisant parce qu'on n'a pas cette habitude. Ceci dit on a vraiment envie de continuer comme ça.

Vous avez joué sur un bateau l'autre soir à Paris (la Guinguette Pirate). Vous préférez ce genre d'endroit ou des salles plus grandes comme ce soir ?

CH : On préfère des petites salles, sauf celle là parce que ça tanguait quand même pas mal (rires).

MJ : Je suis même tombé ! On est plus à l'aise quand on se trouve près les uns des autres et qu'on peut bien s'entendre.

CH : Aussi quand on est près du public. C'est étrange de jouer avec une barrière entre le public et la foule.

MJ : Ca te fait regarder les gens de haut (rires).

CH : C'est ça qui est bizarre avec cette tournée : un soir on joue dans une grande salle et le lendemain on se retrouve dans une devanture à Pittsburgh avec le public à vingt centimètres de toi, c'est quelque chose que j'apprécie beaucoup.

MS : C'est important qu'on soit proches les uns des autres, comme ça on peut se frapper avec nos instruments ou taper sur le public (rires).

Avez-vous des plans pour le futur ?

MR : On se consacre aux concerts cette année. On va avoir beaucoup de choses à faire et j'espère qu'on va réussir à garder notre santé mentale et rester toujours aussi bons amis. On va se mettre à composer dès qu'on aura fini cette tournée, sans ça, tout est fini pour nous.

CH : Notre plan, tant est que c'en soit un, est de faire très peu de concerts et d'écrire autant de morceaux que possible. Autant tourner avec des nouvelles chansons.

MR : Je suis d'accord, c'est très important pour nous autant que pour le public je suppose. Disons que tu nous as vu trois fois, donc au pire tu as entendu trois fois les mêmes morceaux, nous on les aura entendu des milliers de fois…

CH : La plupart d'entre eux reste quand même très agréable à jouer.

Vous essayez de les amener dans de nouvelles directions ?

CH : Non, on n'est pas très fort en ce qui concerne l'improvisation. On change de titres ou leur ordre dans la setlist…

MJ : Je ne crois pas qu'on se lassera de jouer live, c'est tellement exaltant et fatiguant à la fois.

Pensez vous pouvoir ajouter quelque chose de plus à votre musique ?

MS : On espère ! On est aussi impatient d'entendre ce qu'on va faire que les gens qui aiment notre musique.

CH : On en est au point zéro en ce qui concerne nos futurs morceaux. On espère que ça sonnera nouveau et intéressant, mais franchement, on ne peut être sûr de rien. Je crois que quand on trouvera notre musique bien mais sans plus il sera alors temps d'arrêter. On souhaite juste que ça ne soit pas pour bientôt (rires).

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