Encre

Encre et lumière

» Interview

le 28.11.2004 à 06:00 · par Eric F.

Tu as commencé à jouer assez tôt. Tu as été dans des groupes avant Encre ?

J'ai commencé la musique dès sept ans, je faisais de la guitare classique. J'ai eu pas mal de groupes au lycée, différentes formules successives. Je me chargeais notamment des enregistrements avec mon quatre pistes. On a plus ou moins splité une fois qu'on est parti à la fac et j'ai continué à développer des trucs tout seul, des démos. J'ai commencé Encre quand je suis arrivé à Paris, enfin non, j'ai commencé à faire des morceaux qui me plaisaient vraiment quand j'étais en Angleterre. Je suis revenu avec ces morceaux là et je suis allé m'installer à Paris après avoir passé un certain temps en Normandie. J'ai rencontré Jean Charles d'Active Suspension dès que je suis arrivé, il voulait sortir deux morceaux que j'avais fait en Angleterre. Après j'ai commencé à rencontrer des gens, dont Clapping Music, en même temps j'avais une première mouture de l'album d'Encre et je leur ai donné ça.

Encre est un projet solitaire sur disque ?

Oui, complètement, je fais vraiment tout.

C'est venu d'une envie ou parce que tu ne trouvais personne ?

Au départ, je partais de nulle part. J'aime beaucoup la musique en groupe mais là ça me permettait de faire des trucs vraiment travaillés. Le problème s'est posé quand il a fallu monter un groupe à part entière pour défendre l'album sur scène. On réinterprète les morceaux, des fois on s'en écarte complètement, c'est une des conditions sine qua non à une énergie cohésive sur scène. Encre en live, ça n'est pas moi avec un backing band, il y a une très grosse implication de chacun.

Et tu penses t'orienter vers des enregistrements dans cette veine ?

Le troisième album sera comme ça. La formule du sample a été poussée à son extrême sur Flux, j'ai volontairement voulu le faire, éclater tout ce que peut amener le sequencing et faire en sorte que la syntaxe soit complètement tarée et que ça en devienne "irreproduisible" sur scène. L'idée était de pousser à l'extrême cette technique. Pour le troisième album, ce seront vraiment des parties organiques. Je peux recomposer, mais toujours à partir de parties pré-existantes. De la manière dont on l'a fait, j'ai un contrôle dessus qui ne fonctionne pas sur les mêmes paramètres. Je donne des directives assez abstraites. Pour que chaque individu soit suffisamment libre, il faut que ça soit abstrait, qu'il puisse s'exprimer avec ses envies. Je me suis aperçu qu'en dictant des lignes mélodiques, c'est toujours plus intense quand on laisse les gens les développer à leur manière. Enfin, ça dépend des gens. Il va y avoir beaucoup de collaborations sur ce disque, Noak Katoi qui chante sur le deuxième album, Matt Elliott devrait chanter aussi. Il y a aussi de vraies parties de batterie. J'essaie de jouer le plus d'instruments possible cette fois ci : de la guitare, de la mandoline, tout un tas de trucs. Sans doute de la kora, puisque je viens de m'en acheter une, il y aura peut-être quelques arrangements. J'ai même joué du violon alors que je ne sais pas vraiment m'en servir mais je me suis débrouillé. Du coup ça a une facture beaucoup plus groupe. Il y a aussi un espace beaucoup plus réaliste et large.

Avec ce que tu dis, ça me donne l'impression que chaque album est une réaction par rapport au précédent.

Oui, c'est parce que je n'ai pas vraiment envie de me répéter déja. J'ai l'impression de mettre suffisamment d'acharnement à aboutir à une démarche jusqu'au bout, pour ne pas avoir à la développer sur plusieurs albums. La démarche du prochain est extrêment libre, axée sur l'instictif, le moment, l'instant. Ca amène une fraîcheur nouvelle. Sur le plan des choses que ça peut retrasncrire, des humeurs, c'est beaucoup plus bigarré, contrasté. Avant j'avais plutôt tendance à instaurer un climat uniforme parce que j'aime beaucoup les albums comme ça. J'ai essayé de faire cohabiter des humeurs qui dans l'absolu ne sont pas censées cohabiter. J'essaie de faire cela également au sein de mêmes parties musicales. C'est beaucoup plus incarné comme album, plus humain.

Qu'est ce que tu vas essayer de faire ressortir de cet album ?

Eh bien, justement, je prefère ne pas trop savoir, c'est ça l'idée. Je pense que les deux premiers sont des albums où j'ai essayé de me cantonner à une facette de ce que je peux être. Enfin être, non, parce que ça n'est pas aussi facile que d'incarner quelque chose puisque tu as toujours une espèce de jeu, mais j'essaie de combiner beaucoup plus de choses et surtout de ne pas savoir à l'avance ce que ça va donner. L' idée de fraîcheur est très importante sur ce disque. Il y a plein de manières différentes de faire des disques. Flux est un album théorisé à l'avance parce que c'était ce que je voulais, je voulais quelque chose d'émotif quand même mais la terre d'accueil du truc était vraiment axée sur une démarche précise et je voulais m'y cantonner. Là, il y a quelque chose de beaucoup plus frais. Il y a aussi le fait que j'entretiens des relations humaines avec la plupart des gens qui interviennent sur ce disque, j'aime faire en sorte que tout cela coïncide.

Hier soir tu parlais de contrôler tous les aspects d'un disque, que ce soit la pochette ou le séquencement des morceaux. Est ce que le prochain disque donnera lieu à des formes plus libres également ?

Oui, je me suis débarassé de beaucoup d'actants. Je perdais énormément de temps au départ parce que j'ai des idées toujours super précises sur ce que je veux, mais par exemple au niveau de la production, tant que je n'avais pas la maîtrise technique, il y avait un énorme temps perdu à communiquer sur ce que je voulais vraiment. Et puis surtout, je n'arrive vraiment pas à concéder quoi que ce soit, tant qu'on n'arrive pas au résultat que je veux, il est hors de question que ça sorte comme ça. Il faut que j'arrive à communiquer, que la personne comprenne qu'elle ne va pas dans la bonne direction et puis aussi qu'elle l'accepte parce que ça n'est pas franchement évident. J'ai beaucoup profité des enregistrements des deux premiers albums avec un ingé son pour apprendre le plus possible et en devenir un moi-même. Aujourd'hui je mixe, je fais le mastering de mes morceaux et c'est vrai que ça écourte beaucoup les choses, ça les rend beaucoup plus directes. C'est vachement plus épanouissant parce que du coup il n'y a plus de problèmes de communication qui m'empêche d'aller quelque part. En plus si ça ne va pas, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même.

En parlant de production, tu disais que tu t'occupais d'autres groupes ?

En ce moment, j'aimerais vraiment pouvoir m'impliquer là dedans. J'ai de plus en plus envie de m'axer là dessus, ça me passionne et j'ai un peu envie d'apporter ça à des gens qui n'ont aucune notion là-dessus. J'ai bossé sur pas mal d'EPs et aussi sur un album. J'ai beaucoup d'envie d'apprendre, de savoir jusqu'où tu dois t'impliquer en tant que producteur, passer de l'autre côté en quelque sorte. Si je pouvais consacrer plus de temps aux techniques d'enregistrement. C'est assez mal tombé parce que je m'y suis bien mis juste avant de faire le nouveau disque et maintenant j'ai énormément de choses à terminer. Au moment où ce sera à nouveau calme, je pense m'y remettre.

Tu penses avoir moyen de gérer les deux alors ?

Il suffit de consacrer des plages de temps à faire autre chose.

Tu disais quand même que tu passais énormément de temps sur tes propres trucs.

C'est vrai. J'ai beaucoup d'envies et de moins en moins de temps pour faire ce que j'ai envie de faire. Le problème c'est que la musique est devenue un boulot à plein temps pour moi, c'est devenu tellement compulsif et c'est tellement tout le temps que j'en suis rendu à me mettre dans des situations, même financières, qui sont délicates parce que je n'arrive plus à penser à assumer le reste. Il y a des moments où tu peux avoir un retour financier donc tu peux l'aménager, mais il y a aussi des moments où tu dois compenser par autre chose, ce que j'ai de plus en plus de mal à faire.

Plutôt que de te parler des gens à qui on te compare très souvent, ce qui m'a marqué hier soir, c'est que tu parlais beaucoup de groupes comme Smog ou Palace qui sont assez éloignés de ton optique musicale.

Je ne suis pas d'accord. Ce qui est vraiment important, c'est de développer une identité propre. Le meilleur respect que je peux vouer aux trucs que j'aime, les trucs d'indé américain qui sont produits à l'arrache, et encore ça change parce qu'en ce moment j'écoute beaucoup de pop et de musiques du monde, même si je viens surtout de l'indé US... Le meilleur respect que tu puisses... enfin ce qui m'a toujours charmé chez des gens comme Smog ou Palace, c'est cette espèce de maladresse, d'inaptitude à faire certains trucs, ils ont fait une musique insolite et qui leur correspond carrément, qui ne ment pas tout simplement. Le meilleur respect que je puisse vouer à ces gens là, c'est de faire quelque chose qui me ressemble. Je suis quelqu'un d'obsédé par les détails, quelqu'un d'extrêmement bavard, pas du tout réservé. J'intellectualise beaucoup de choses et quelque part si je fais de la musique, je ne vais pas essayer de mimer... On m'a souvent dit "Ouais ça fait autiste ton truc, tu le serais pas un peu ?". Non, pas du tout. Je ne vais pas jouer un jeu comme ça parce que c'est comme ça qu'il faut faire, c'est une tendance. Je préfère développer quelque chose d'insolite et de nouveau.

C'est vrai que ces groupes sont généralement catalogués comme autistes...

Ouais, ça c'est encore un abus journalistique. Oui, bon ils sont peut être un peu bourrus, je ne les connais pas personnellement. Will Oldham c'est quelqu'un d'assez bon vivant par les échos que j'en ai eu, très déconneur. J'en ai entendu parler comme quelqu'un qui a un humour assez détonant, voire absurde. Je prefère ne pas forcément les connaître non plus.

Le fait que la musique puisse t'amener à rencontrer des gens que tu apprécies, tu vois ça d'un oeil plutôt positif ou négatif ?

Je vois ça de manière très positive. J'ai rencontré beaucoup de gens que je ne connaissais avant que par leurs disques. C'est souvent peu surprenant, je n'ai jamais trop eu une attitude de fan, il y a des gens que je peux respecter musicalement et quand je les ai rencontrés je n'ai jamais mis de distance de timidité. Je n'ai jamais eu ce problème, j'ai vraiment l'impression de parler à tout un chacun. Avec des gens un peu plus haut placés dans des circuits de l'industrie du disque, ça a pu me poser des problèmes mais je ne vais pas m'étendre sur la question...

On n'en parle pas ?

Non, je ne prefère pas. Je ne sais absolument pas mettre des barrières, ni envie de le faire. Il n'y a personne qui a un statut qui lui confère que je ne lui parle pas comme je le fais avec toi maintenant. A l'inverse, ça m'arrive de voir des gens mettre des distances avec moi, ce qui n'arrive pas très souvent, mais ça me met mal à l'aise, je trouve ça absurde. Ca arrive à tout le monde dès que tu sors un disque.

Justement le fait que tu puisses "être récupéré" par des gens haut placés peut-il donner un coup de boost à ta carrière ?

Il y a plein de fois où on est récupéré sans que ce soit déclaré et dans ce cas ça ne donne un coup de boost qu'à ceux qui le font. Voilà ce que j'en pense. Je comprends où tu veux en venir... Je n'ai pas envie de me fatiguer avec ça. Déjà, j'ai de plus en plus de mal avec Paris, c'est une ville pour laquelle j'ai vraiment une réaction épidermique en ce moment. Tout est axé sur des calculs constants au sein d'un resau, axés sur la posture... Le fonctionnement parisien, le "réseautage" me fatigue tellement, je t'avouerais que participer à quelque chose avec des gens à une échelle plus large c'est une question que je ne me pose même pas. J'ai surout envie d'aller me retirer dans un endroit beaucoup plus calme, avec beaucoup moins de querelles d'égos, de pressions à la con. J'ai tellement de choses à faire musicalement, qui vont dans plein de directions différentes, que j'ai envie de me retrouver dans l'environnement le plus simple possible. Paris est terrible, les gens ne parlent que de leurs projets, de leur façon de s'insérer dans des réseaux. La vie, elle, a plein d'autres aspects que ça. A Paris, les gens l'oublient vachement. C'est infernal, c'est vraiment étouffant.

Donc au cas où tu t'installes ailleurs qu'à Paris, ta musique en serait surement marquée...

Sans doute, c'est déja le cas puisque Flux est déterminé par la contrainte spéciale, fait sur ordinateur. Tu as assez peu de place sur Paris en général, dès que tu fais quelque chose dans un endroit un peu large, il faut que tu mettes de l'argent donc tu as une contrainte de temps et tu ne peux rien faire sereinement. Rien qu'avec le groupe pour répeter c'est un cauchemar alors que je sais qu'ici par exemple (NDLR: à Nantes) ce ne serait pas du tout comme ça. Le fait est qu'effectivement j'ai déja déménagé dans ma maison d'enfance au bord de mer où mes parents n'habitent pas trop pour faire le nouvel album. Je suis tout le temps là bas pour faire de la musique. Ou alors je me déplace beaucoup. Cet album s'élabore à la campagne au calme et ça fait une différence énorme. Là, j'ai le temps de ne pas faire un truc à l'arrache. C'est un album où je prends le temps que les choses s'installent. Donc si à l'avenir je vis ailleurs, ça va changer mon fonctionnement et ma musique.

Tu t'aères autant musicalement que physiquement.

Je ne sais pas si on peut aller jusque là, mais disons que l'espace donne une autre caracteristique à la musique. Ce qui se retrouve sur disque a fonctionné de manière différente, donc ça n'a rien à voir.

Est ce que tu t'intéresses à ce que les médias peuvent dire d'Encre ?

Comme tout le monde, j'ai eu une phase où je m'y suis un peu trop intéressé même. C'est toujours extrêmemnt difficile, quelle que soit l'échelle, la première fois où tu retrouves médiatiquement exposé, on te renvoie une image de toi-même sur laquelle tu n'as aucun contrôle, c'est assez perturbant. Après, tu apprends, j'avais des réactions assez virulentes au début, lors d'interviews par exemple. Aujourd'hui j'ai appris à relativiser, j'en ai plus grand chose à faire, ça m'intéresse assez peu. Plus j'avance et plus j'ai la certitude absolue de savoir ce que j'ai envie de faire et je n'ai pas envie que ce soit biaisé par l'appréhension que peuvent avoir les gens de l'extérieur. C'est bien que les gens donnent leur avis, mais il est hors de question que je laisse ça influencer la manière que je vais avoir d'appréhender les choses par la suite. Je peux effectivement lire un article sur moi, mais ça ne m'affecte absolument plus. Je ne pense pas que quelqu'un puisse retranscrire entièrement ce que toi tu as voulu mettre comme intentions.

Je te posais la qustion car les critiques avaient été assez dythirambiques à l'époque du premier album. Ca ne t'a pas trop perturbé ?

Non. Ca ne changera jamais ce que j'ai l'intention de faire. Ca ne m'a pas mis la pression. Le seul truc perutrbant, c'est le principe d'être représenté et de ne pas en avoir le contrôle. Que ce soit positif ou pas, ça je m'en fous, ça n'a pas d'importance. Je ne me rends pas vraiment compte de ce qu'ont pu donner ces chroniques. Je pense que j'ai plus de mal avec une chronique dythirambique à côté de la plaque qu'avec une mauvaise critique qui parle de ce que j'ai essayé de faire. J'ai plus d'affection pour quelqu'un qui va dans le sens de ce que je cherche à faire que pour un truc positif sans comprendre. Cela dit, ça fait quand même plaisir de voir que les gens aiment ce que tu fais.

J'ai l'impression que tu as beaucoup d'influences littéraires, que tu portes beaucoup d'attention aux textes...

Ecoute, je lis comme tout le monde, mais je ne suis pas un grand boulimique de littérature. Je ne suis pas extrêmemnt littéraire. Par contre j'ai toujours eu un goût pour l'écriture. Je ne pense vraiment pas qu'il y ait un rapport avec la littérature parce qu'il n'y a pas de références. Pour le coup, il y a des déformations dans le sens où ce que j'écris est une déformation de quelque chose qui fait partie de ma vie. C'est un vecteur assez efficace pour créer un univers et s'engouffrer dedans. C'est vraiment une manière de coller à la réalité de ces évènements là et d'essayer de se greffer sur les exigeances musicales des morceaux. Flux a été fait où l'écriture et la musique sont rentrées en cohésion complète. J'ai vraiment essayé d'illustrer les situations décrites par les textes sachant que tout était pré-pensé et exécuté avec les deux paramètres. En ce sens là c'est assez intime, ça n'est pas qu'Encre soit intimiste... Ce mode d'écriture est une manière de retranscrire quelque chose en moi. J'irai jusqu'à dire que la syntaxe musicale de Flux est assez analogue. Je suis peruadé que c'est très personnel et les textes répondent à cette exigence. La source d'inspiration est très intime, elle ne se trouve pas de manière dogmatique dans ce que certains écrivains peuvent dire. Je pense que tout ce qui débarque comme nouveau y fait appel de manière totalement inconsciente, sans s'obséder. C'est fort possible que je m'inspire de choses que j'ai lu, notamment en terme de littérature érotique, il y a des choses qui ont forcément déteint dans Flux.

Et donc le rapport musique/texte du prochain album tu le vois comment ?

C'est un album qui sera extrêmement chanté déja. Il y a pas mal de textes par ci par là, mais je ne sais même pas si ils finiront dessus. Je n'ai pas trop envie de savoir où je vais. J'ai vriment l'intention de contredire pas mal de choses que j'ai pu faire avant ou même être. Donc ça passera aussi par les textes, à faire des choses que je n'aurais pas faites avant. C'est une manière d'avancer parce que j'ai horreur des choses dogmatiques et en imposant pas mal de choses sur mes premiers albums, tu figes quand même des dogmes, des lignes de conduite. C'est aussi ça que j'aimerais renverser d'une certaine manière, quitte à me contredire. Tu avances vraiment en musique quand tu prends des risques et c'est ce que j'ai envie de faire. Je suis encore dans le questionnement pour ce qui est des textes, j'en ai beaucoup alors que je ne suis pas sûr qu'il y en ait au final.

A priori si Matt Elliot chante dessus, tu auras des textes en anglais alors ?

Non, lui il fait des vocalises. Une grande partie du chant sera utilisée comme un instrument. Matt a fait notament sur un morceau de longues improvisations à la voix où ça m'a vraiment scié par l'intensité qu'il a pu apporter. C'est quelqu'un qui a une voix extraodrinaire même si on ne s'en rend pas forcément compte. C'est incroyable la manière dont il improvise en teintant le morceau de mélodies qui s'apparentent à Third Eye Foundation, même si ça n'est qu'avec sa voix. Il a des réflexes mélodiques assez surprenants. Enfin on parle de trucs qui ne vont pas sortir avant un bon moment.

Et tu vas rester sur le même label ?

Sans doute. Après la situation des labels, c'est autre chose mais on verra bien. De toute façon je ne pense pas avoir fini avant très longtemps. C'est pas forcément des choses auxquelles j'aime penser non plus. Je vais laisser venir. C'est un album que je veux faire avec l'instant et ça sera fini quand ça sera fini. Ca n'est pas trop obscur tout ce que je te raconte ?

Non ça va. Il me reste un peu de temps sur mon minidisc, puisque tu as été assez sage, tu peux te défouler maintenant si tu veux.

Non non, j'ai une réputation à la con, c'est terrible ça. Bon allez, c'est pas un match de boxe (rires).

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