Maher Shalal Hash Baz

Smoke On The Maher

» Interview

le 01.04.2007 à 06:00 · par Eric F.

Attention OVNI...

Tu as un parcours de musicien jazzy à tes débuts. Qu'est ce qui t'a décidé à jouer la musique que tu joues maintenant avec Maher Shalal Hash Baz ?

Le punk semblait facile à jouer.

Tu es potier. Y'a t-il une interaction entre ta musique et ton art ?

La poterie a un intérieur et un extérieur tout comme ma musique. Tous deux sont des arts hésitants qui montrent un conflit entre l'intérieur et l'extérieur.

Pourquoi avoir choisi un nom biblique pour le groupe ? Je trouve cela assez drôle car c'est une référence très sérieuse mais les gens qui ne la connaissent pas sont probablement attirés par le mot "hash".

Oui, le son de chaque partie est amusant. Maher, Shalal Hash, Baz. Amusant. A l'origine j'aimais le son puis le sens est venu ensuite et pour finir le sens coupe la sonorité.

Peux-tu présenter le groupe ? Il semble d'ailleurs que ce soit plus un collectif qu'un groupe. Comment recrutes tu les musiciens qui jouent avec toi ?

J'en invite qui n'ont pas de groupes pour les mettre tous dans un même groupe. C'est donc difficile de trouver des membres. Actuellement le groupe n'a plus qu'un membre qui joue du basson, les autres sont des invités.

Penses-tu représenter un aspect de la musique japonaise ou penses-tu que Maher Shalal Hash Baz est plus une curiosité ?

Quand notre style deviendra un aspect de la musique japonaise, je ferai quelque chose d'autre tout aussi étrange .

Es-tu plus populaire au Japon ou en Europe (ou autre part si tel est le cas) ?

Je suis populaire au Brésil. Regarde Orkut.

Pourquoi tes chansons sont-elles pour la plupart chantées en anglais ?

Pour les gens qui vivent selon les critères de la fin du monde.

Les groupes japonais les plus connus en Europe ont généralement un son plus lourd (je pense à Guitar Wolf ou Mono). Te sens-tu proche de tels groupes ?

Je ne connais ni Guitar Wolf, ni Mono. Une fois nous avons eu un son lourd. Nous l'avons encore parfois.

Comment as-tu fini par signer sur le label Geographic de Stephen Pastel?

Il aimait Return Visit Rock Mass. Mais je ne sais pas pourquoi.

Je ressens parfois le fait que l'Ecosse a inspiré ta musique. Es-tu d'accord et si oui jusqu'à quel point ?

J'étais impressionné que leur label ait un mouvement de design, incluant un style de vie, qui a des belles couleurs pales d'inspiration celtique.

Tes albums sont généralement remplis de chansons. En écris-tu beaucoup ou mets-tu tout ce que tu enregistres sur les albums ?

Je choisis les chansons avant d'enregistrer. Je dois dire au revoir à certaines inspirations vicieuses.

J'ai entendu parler d'un album de 71 chansons... Je ne connais que Blues Du Jour. Peux-tu me parler des deux autres?

J'en ai fait plein. Unify My Heart, Faux Départ, c'est comme un témoignage de mon année 2003.

J'apprécie les chansons de Blues Du Jour car elles peuvent être aussi attirantes que très drôles en même temps (je pense à His Banner Over Me Was Love par exemple ). Y' a-t-il une démarche volontairement humoristique ?

Je vis pour la gaieté.

J' aime vraiment les différentes versions de chansons déjà existantes que tu as mises sur le single Open Field. Fais-tu souvent différentes versions d'une même chanson ?

Oui, je le fais.

J'ai vraiment du mal à décrire votre musique. As-tu des réponses convaincantes quand quelqu'un te demande quelle musique tu joues ?

Du rock psychédélique sur l'ironie.

Serais-tu ennuyé si quelqu'un te disait qu'il pense qu'il y a des éléments pop dans Maher Shalal Hash Baz ?

Etre pop est très important. Cela devrait être un noyau de ma musique. Comme Marc Bolan.

Dirais-tu que la spontanéité est la plus grande force de Maher Shalal Hash Baz ?

L'union hétérophonique des mélodies populaires a ses qualités. La vibration entre les différents tons dans la gamme...

Comment fais-tu pour écrire autant de chansons gaies ? La musique que tu joues dépeins généralement des ambiances tristes. Est-ce une réaction directe à ce constat ?

La musique devrait être joyeuse ou triste. Nominalement, une prière ou une éloge. S'il y avait une musique positionnée au milieu, ce serait des chansons différentes venant d'une source différente.

Les enregistrements live semblent avoir une grande importance dans votre discographie. Qu'est-ce qui vous pousse à faire cela ?

Je n'ai tout simplement pas assez d'argent pour enregistrer dans un studio, c'est tout.

Un ami vous a vu l'an dernier en concert à Londres et m'a dit que tu devais dire aux autres musiciens quand s'arrêter pour finir les chansons. Penses-tu que ce genre de limite technique est le meilleur moyen de rester sincère ?

Des arrêts soudains et des départs ambigus sont la base de la musique. C'est en quelque sorte une tradition lo-fi.

L'instrumentation que tu utilises sur scène et sur disque n'est pas vraiment celle que l'on retrouve dans les groupes de rock. Pourquoi un tel choix ?

J'essaye de donner aux membres du groupe un nouvel instrument à chaque fois pour éviter les clichés.

As-tu des projets dans un futur proche ? J'ai lu que beaucoup de membres de Maher Shalal Hash Baz avaient des projets parallèles. Peux-tu me parler de certains d'entre eux ?

Pas de projets. Les membres invités ont beaucoup de projets comme par exemple Tenniscoats, Yumbo. Ils sont comme une branche de groupes à Montréal.

Y'aura t'il une tournée française bientôt ?

Invitez-nous, svp. (en français)

(Traduit par Ludovic D)

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Photo Interview Maher Shalal Hash Baz, Smoke on the water

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