Perio

Revenir au monde

» Interview

le 22.03.2006 à 06:00 · par Eric F.

Rendez-vous pris avec Eric Deleporte, moitié de Perio : voici une belle occasion de faire le point sur son groupe avant un prochain retour très attendu depuis de longues années.

Perio, c'est avant tout toi et Sarah (Froning)... Vous vous êtes connus longtemps avant de faire de la musique ?

On s'est connus fin 90 - début 91, je venais de terminer un groupe local sur Nantes qui s'appelait Picasso Y Los Simios, je me suis retrouvé avec Dominique A, un copain, il venait de terminer John Merrick et faisait des trucs dans son coin. Ca nous a permis de faire le point. J'étais avec Dominique quand j'ai rencontré Sarah, je me suis rendu compte qu'on aimait le même genre de musiques, elle venait d'Amherst...

Comme Dinosaur Jr...

Voilà, son père était enseignant et a justement eu J Mascis comme élève.

Et Uma Thurman aussi ?

Non, Uma est allé dans le lycée de Sarah mais pas à la même période, elle n'y est restée qu'une année. Le père de Sarah a eu J Mascis et de là tout s'est connecté, pour moi c'était "Waow !" (rires). On était vraiment sur les mêmes longueurs d'onde musicalement et elle m'a vraiment fait découvrir ce que j'avais envie d'entendre niveau folk américain. Ensuite, on a décidé de créer Perio, juste pour le fun. C'est Dominique qui nous a invités pour faire notre premier concert en 93 au festival Les Allumés, un truc assez improvisé. Ca c'était super bien passé, il y avait Vincent du label Lithium dans la salle à qui ça a beaucoup plu, ensuite on s'est revus et on a décidé de faire des chansons plus sérieusement. Le premier album est sorti en 94. En 96, on a bougé vers les Etats-Unis... Pour moi, Perio est vraiment un duo...

Perio est né avant Squad Femelle ?

C'était en même temps. Je suis un peu perdu dans les dates. On a fait Squad Femelle, on habitait avec Dominique A et Françoiz Breut dans le même immeuble, Quai des 50 Otages à Nantes. La Fossette était déjà sorti. Ca a vraiment commencé par des reprises entre Françoiz et Sarah qui s'entendaient bien, Dominique a suivi, je suis arrivé. C'était des chansons qu'on aimait bien, c'était pour le fun même si ça tenait à coeur à Françoiz qui voulait vraiment un projet à part. On a joué dans quelques petits bars, puis est venu s'insérer Pierre Bondu.

Justement, comment tu juges l'évolution de ces gens là ?

Oh là ! Tout le monde est rendu à un sacré niveau professionnel. Même en partant aux Etats-Unis, on a toujours gardé des liens. Françoiz et Dominique sont venus nous voir à New York au moment où ils préparaient le premier album de Françoiz. Ils voulaient faire participer Sarah et on a fait un morceau ensemble, Everyone Kisses A Stranger. On a écrit la chanson à Astoria, où on habitait. Dominique avait cette idée sur une sorte d'histoire d'amour entre deux personnes de nationalités différentes, c'était la base du truc. J'étais assez honoré que The Walkabouts l'aient reprise. J'ai écrit à Chris Eckman en lui disant que c'était vraiment génial même si ça serait plutôt à nous de faire l'inverse... C'est la chanson qui nous suit pas mal. On a fait une mini-tournée en 99 pour finir au CMJ, une tournée de la côte est avec Dogbowl, dans des conditions... très roots. On a fait plein de petits clubs indé, les gens étaient très sympathiques. On reprenait la chanson qui a eu un espèce de petit buzz. Aux Etats-Unis, Françoiz Breut est plus connue que Dominique A. A Chicago, j'ai rencontré des gens qui étaient dans la musique, enfin, en tant qu'auditeurs, et certains avaient des disques de Françoiz dans leur collection, je leur demandais où ils les avaient trouvés à chaque fois ! Pour en revenir à ta question, Squad Femelle est arrivé en même temps.

Justement, pendant ces concerts aux Etats-Unis, est-ce que les gens trouvaient qu'il y avait un côté "exotique" dans le groupe ?

Pas du tout. Personne ne s'apercevait que j'étais français. Personne ne me disait que j'avais un accent bizarre, j'ai vécu huit ans aux Etats-Unis, entre moi et Sarah on ne parle qu'anglais... Après tu remarques un petit accent en parlant, mais quand tu chantes ça ne s'entend pas. Je pense avoir une voix spéciale, je ne sais pas si on remarque l'accent... Personne ne m'a encore rien dit sur mon accent français pourri en chantant en anglais (rires).

Tu n'as jamais eu envie d'écrire en français ?

Pas vraiment, non. Il y a peut-être eu un ou deux essais, on avait essayé de faire quelques chansons pour Françoiz, pour son deuxième album et le troisième, mais elle ne les a pas retenues (rires). Sarah a fait deux trois trucs en français, mais ça avait une tonalité médiévale, assez bizarre. Pour mes amis musiciens, "stars" de l'underground, comme Dominique A ou Philippe Katerine que je connais...

Avec qui tu as travaillé aussi.

Heu ouais, j'ai fait quelques trucs... Ah oui, c'est vrai, tiens ! Ou encore Pierre Bondu, tout ce cercle de musiciens qui chantent en français, ça ne m'intéresse pas parce que la langue anglaise se prête beaucoup mieux à notre musique. Mais un jour, on y viendra peut-être. Je n'ai jamais eu trop le mal du pays quand j'étais à New York ou Chicago. Sur Medium Crash, Sarah a fait la moitié des textes, donc en anglais. Icy Morning In Paris était plus basé sur des voix mélangées, sur Medium Crash ça alterne beaucoup plus. Je me fais bien comprendre ?

Absolument... Il y a déjà eu pas mal de temps entre vos deux premiers albums et il y a vraiment une grosse différence au niveau du son, des compositions... Est-ce que ça risque d'être la même chose entre Medium Crash et le prochain album ?

Disons que c'est un peu le chaînon manquant entre les deux. Il y a une chanson sur le site qui a été faite avec Mick Turner que l'on a rencontré à Chicago... Pourquoi tu rigoles ?

D'avoir joué avec Mick Turner, ça fait tout de suite tirer la langue...

C'est un mec super cool. Tu l'as vu avec Dirty Three à Nantes ? Tu lui as parlé des morceaux qu'on a fait ensemble ? On habitait à Chicago près de The Empty Bottle, je l'avais vu là, à l'époque je ne connaissais que Dirty Three, pas ses disques solo. Je l'ai donc vu et j'ai trouvé ça génial. Je me suis dit que ce serait bien d'essayer de jouer avec lui parce qu'il a un jeu vraiment particulier. D'habitude, je ne fais pas appel à des guitaristes, mais là, j'avais vraiment envie d'essayer, il avait l'air tout cool, je me suis dit qu'il n'allait pas me bouffer. Ca lui a plu, il avait un break en 99 et voilà. On s'est retrouvé dans son appart' avec Jim White... Ca c'est vraiment fait très vite, je garde ces morceaux mais je ne pense pas qu'on les publiera. Ce qu'il faut savoir, c'est que ça dénature trop, tu sens vraiment la présence de Jim White. On était un peu guest vocals, Sarah et moi, sur un album des Tren Brothers, même si c'était nos morceaux, c'était un peu bizarre. On sortait vraiment du truc de Perio. Sur Where Echoes Bounce, il y a Darren Richard de Pinetop Seven, où je retrouve plus une collaboration, même la qualité sonore était meilleure. Il y a eu des trucs enregistrés à New York. C'est Christian Quermalet qui va m'aider à boucler l'album. Avec tous les moyens techniques, on arrive à assurer un truc qui sonne. C'est vrai que j'aime beaucoup le son de Medium Crash, Nicolas Vernhes a fait du super boulot, on jouait live... mais ça coûte de l'argent ! Je pense que les chansons sont bien.

On entend assez peu Sarah sur les démos...

Tu as réussi à la trouver ?

Quelqu'un de Millefeuille a acheté le dernier exemplaire. Je n'ai pas trop eu le temps de l'écouter mais j'ai remarqué qu'il y avait peu de voix de Sarah...

A Paris, Sarah a suivi une licence / maîtrise d'archéologie et allait à l'école du patrimoine français. On est allé à New York parce que c'était prévu, ensuite elle a travaillé au Museum d'Histoire Naturelle où elle a rencontré des gens qui l'ont poussée à passer un doctorat. Elle a postulé dans plusieurs universités et on s'est retrouvés à Chicago. Maintenant sur Paris, elle écrit sa thèse... ce qui prend beaucoup de temps.

Elle ne sera donc pas beaucoup plus présente sur la version définitive ?

Non. On a encore des extras de Medium Crash et je pense qu'un d'entre eux pourrait s'insérer. Les chansons ont été écrites entre New York, Chicago et Paris donc il y a un peu sa voix, mais si on fait l'album sur scène, je pourrais me trouver seul, ou elle arriverait en guest à la fin du concert. J'ai vraiment pris les rênes du groupe. La thèse doit être rendue en juin... C'est un parti pris où elle est plutôt dans le fond au mixage, mais ça reste nous deux. Elle a participé à quelques textes.

L'album a plus ta patte, donc ?

Ouais. J'ai eu beaucoup plus de temps. Ca en prend d'ailleurs beaucoup (rires). On aurait dû enregistrer à Chicago, mais c'était à l'époque où Lithium n'allait pas bien, et vu la distance, on n'était pas vraiment la priorité du label. Il y a eu pas mal de trucs en projet, enregistrer là bas aurait été idéal. Une fois Lithium terminé, on n'avait pas l'argent pour le faire. Là, ça s'est vraiment fait à droite, à gauche, entre amis. Darren Richard a été sympa de nous inviter, pas mal pour Mick Turner. J'ai rencontré pas mal de musiciens à Chicago, je faisais beaucoup de concerts parce que je bossais pour un label hardcore comme graphiste. Ca m'a permis de voir beaucoup de choses, de là à avoir le temps de faire des choses, oui et non. On avait un super batteur sur Chicago qui a failli nous rejoindre. On a été invité par Edith Frost... Mais on a fait peu de trucs du genre parce qu'il fallait trouver une baby-sitter. On s'est trouvé a récupérer notre gamin après un concert à trois heures du mat' chez des amis, on avait l'impression d'être des voleurs, c'était galère. C'est difficile à gérer. C'est vrai qu'on est assez nomades, je ne sais pas où l'on se retrouvera dans dix ans, en Asie, en Australie ou en Amérique du Sud ?

Tu parlais de Lithium, j'ai entendu dire que votre disque sortirait sur un Lithium ressuscité ?

Ben, écoute, je ne sais pas. Je ne sais pas, je ne peux rien dire là dessus (rires).

Passons à autre chose alors : vous n'avez jamais eu de formation fixe pour la scène, est-ce que ça vous gêne ?

Je vais faire appel à mes amis, ça ne me dérange pas. A la base, c'est acoustique avec deux voix, bien sûr ça change, on essaie des trucs en studio. J'ai demandé à Christian Quermalet... On est arrivés en 2004 au moment où Pierre Bondu sortait son disque, j'ai joué de la guitare sur sa tournée, en échange on a trouvé du temps pour qu'il participe à l'album. Je ne suis pas trop inquiet pour la scène, plus ça change, mieux c'est. Je n'aime pas trop être fixé. Je n'ai pas trop envie non plus de jouer avec des boucles et des samples, ce n'est pas trop mon truc. Dominique le fait bien. J'étais assez étonné de le voir aux Bouffes du Nord. Maintenant, on se voit assez souvent. J'aimerais bien ne pas opter pour la même formule tout le temps, ça devient rébarbatif chez beaucoup de groupes, je trouve.

J'avais trouvé qu'il y avait une super cohésion de groupe quand je vous avais vus à l'Ubu (à Rennes), avec Notwist.

Oui, mais je ne peux pas les faire venir. Cette tournée était super, mais ça nous a coûté beaucoup d'argent (rires). Sarah et moi, on n'était pas payés, on a vraiment fait ça pour le fun. C'est vrai que j'ai un bon souvenir de ce concert à l'Ubu, j'aime bien cette salle, j'y ai joué pas mal de fois dont une avec Dominique, j'étais avec lui pour la tournée Si Je Connais Harry. C'est marrant ça... Deux ans après, j'ai reçu Neon Golden de Notwist, ils ont sacrément évolué, c'est super bien.

Ca m'avait fait rire, à certains moments, on avait l'impression d'un concours de guitares bruyantes en comparant les deux lives.

Ah ouais, c'est marrant. C'est vrai qu'on a fait trois dates avec eux. Ils étaient très froids. Ils étaient plus âgés que nous, je ne dis pas qu'on est super jeunes (rires). Ils étaient très pro, on n'a pas eu l'occasion de trop leur parler. C'était sympa, j'ai bien écouté leurs shows, on les sentait aller sur une bonne direction pour la suite. J'ai beaucoup aimé leur album. Je ne connais pas Shrink.

Comment est venue cette idée de sortir la démo de l'album ?

J'ai fait une autre interview pour la Blogothèque où j'ai expliqué que oui, on a quelques fans (rires), sûrement toujours les mêmes qui nous demandaient où on en était, ils trouvaient l'attente super longue. A force de leur dire que je ne pouvais rien programmer, je me suis dit qu'on allait sortir ça. En la réécoutant, je me suis dit que ça allait, on l'a tirée à quinze exemplaires. tout est parti, c'est sympa (rires).

J'espère que vous avez plus que quinze fans !

Oui, moi aussi (rires). Mais en étant aux Etats-Unis, on était assez déconnectés, surtout qu'on n'avait aucune actualité. Ca fait toujours plaisir de faire une interview, ça faisait longtemps. J'en ai fait un peu aux Etats-Unis, il y avait une sorte de circuit de gens qui avaient entendu parler du groupe, des gens à Philadelphie, quelques personnes en Nouvelle Angleterre, à Los Angeles aussi. On a des amis un peu partout en fait. Il fallait faire quelque chose ! Je me suis dit que j'allais tenter le coup, les gens qui l'ont sorti avaient l'air sympathiques, la nana qui s'occupe du truc connaissait Perio. J'en ai mis chez Ground Zero, j'allais pas faire tous les magasins de Paris... L'album aura tous les titres de la démo et quelques-uns en plus.

Il n'y aura pas beaucoup de changements avec l'album ?

Juste quelques overdubs. Christian Quermalet va refaire quelques batteries. Mais dans l'idée, les chansons sont là.

A l'époque de Medium Crash, vous aviez reçu de très bonnes critiques, tu crois que ça peut repartir ?

J'espère que l'album plaira. Je trouve ça bizarre cet engouement, je n'ai pas vu ça comme ça, mais on n'habitait pas en France non plus. Ce qui va sortir est plus abouti, ça fait une bonne suite logique. On a déjà des titres prévus pour certains enregistrements pour le futur, on aurait pu encore passer un ou deux ans à travailler dessus mais au bout d'un moment, il faut finir par sortir quelque chose.

Sinon tu t'appelles Kevin Shields.

Ouais et ça je n'en ai pas envie, je ne suis pas trop pointilleux. Christian, si, c'est incroyable, ça reprend des influences des années 80 comme Felt. Pierre Bondu a fait des supers arrangements. Mick Turner sera là sur un morceau. Et puis il y a ce morceau de l'époque Medium Crash qui devrait bien coller. Même quand on réécoute Icy Morning In Paris, c'est assez réécoutable, le son était assez brut, il n'y a rien de précis de l'époque 90. Quand je réécoute Medium Crash, je me dis que ça tient bien la route, pas que ça a vieilli ou que c'est chiant. J'espère que ce sera la même chose.

Est-ce qu'il y aura une différenciation aussi forte entre les titres calmes et ceux plus rentre-dedans ?

Je parlais de Felt et il y a un côté beaucoup plus pop, avec une influence anglaise. Ces groupes ne passent pas trop aux Etats-Unis. Comme quand je suis revenu en France, j'ai été super étonné par Placebo, "mais c'est quoi ce groupe ?". Aux Etats-Unis, on parle très peu d'eux.

Ca doit sûrement les faire chier...

Il me semble, oui. C'est quand même bizarre, c'est très dur de percer là-bas.

C'est vrai, même des groupes comme Oasis ont du mal...

A part Radiohead bien sûr, il doit juste y avoir Coldplay. Enfin, je ne parle pas des grosses locomotives à la U2. De temps en temps, tu as quelques revivals comme Simple Minds.

Il y a des disques qui t'ont influencé pendant l'enregistrement ?

Ah oui, il y en a au moins un parce que je me retrouve totalement dedans, c'est Hayden. On l'a beaucoup écouté, il fait son truc dans son coin, je trouve qu'il a beaucoup progressé. Il y a eu beaucoup de presse au départ, avec un gros buzz en 96 pour finir éjecté de Geffen. J'adore les bois qu'il utilise, sa voix est d'enfer. J'aime beaucoup les Weakerthans, leur dernier album sur Epitaph. C'est beaucoup plus rock basique. La voix du type est tellement claire et évidente... les chansons sont superbes. Là, je parle de groupes sur lesquels je tombe d'accord avec Sarah, parce qu'au niveau des goûts, c'est un peu la guerre. Il y a eu toute la période Liz Phair que j'aime beaucoup moins maintenant. Après on vire sur Neil Young, Bob Dylan. Le père de Sarah m'a offert The Anthology of American Folk Music. Dans le fin fond du Massachusetts, je vais voir les oncles de Sarah qui jouent des chansons anciennes, ça m'émerveille. Même à Chicago, j'allais plus dans les clubs de blues ou de jazz. J'ai une formation jazz, à New York, on s'est refait toute la discographie de John Coltrane. On écoute beaucoup Alice Coltrane aussi, avec Sarah. Elle adore XTC, c'est son groupe favori. Hier soir, chez des amis, on a fait la fête, on a fait un petit concert, ça nous a permis de faire pas mal de reprises.

Ca pourrait vous arriver sur scène ?

Oui, on a déjà fait quelques reprises pour le fun. Avec nos deux voix, ça comble les instruments, si on arrive à bien se caler, on peut refaire des chansons... Sur scène, on reprenait souvent Highway to Hell d'AC/DC dans une version très lente à la Low. Low est un groupe que j'ai du voir quatre - cinq fois, après ça m'a gonflé, ils jouent si peu fort que t'entends le métro qui passe à côté, les gens qui parlent... Ils jouaient toujours dans les mêmes clubs, l'endroit idéal pour eux, ça serait quelque chose comme les Bouffes du Nord...

La discussion continuera un peu, Eric nous recommandant chaudement le dernier album d'East River Pipe, il évoquera aussi le succès d'estime de l'imparable No Western Land Fits Your Passion en déclarant aimer qu'un des futurs titres du disque puisse passer en radio. Il nous livrera même un "scoop" : la reformation éphémère de son groupe Picasso Y Los Simios pour un concert nantais en décembre au profit des Rockeurs ont du Coeur. Les quinze fans de Perio sont prévenus...

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