H-Burns

Déboisé

» Interview

le 15.02.2010 à 00:00 · par Eric F.

Le rendez-vous avait été pris de longue date avec Renaud Brustlein pour faire le point sur H-Burns, totalement transfiguré par un We Go Way Back aux antipodes d'un folk qui l'aura aidé à se faire un nom. Une fois n'est pas coutume, nous serons passé par la musique des autres pour évoquer le groupe, via un blind test, totalement maîtrisé par notre homme.

Stephen Malkmus & The Million Dollar Bashers - Ballad Of A Thin Man

(Directement) Ballad Of A Thin Man sur la b.o. d'I'm Not There avec Stephen Malkmus.

Je me suis dit qu'on allait commencer par Bob Dylan histoire d'être débarrassé...

Oui, ça sera torché. Highway 61 Revisited reste mon album préféré de Dylan même si tout le monde dit Blonde On Blonde, ne serait-ce que pour Desolation Row. J'ai trouvé le film un brin raté.

Quant aux comparaisons incessantes avec lui...

Il faut dire que je l'ai cherché un peu aussi. Je n'étais pas dans l'imitation au début, mais dans l'héritage, même si ça fait un peu prétentieux. Je le revendique toujours, ça permet plein de trucs pour l'écriture, pour envisager les morceaux. Après quand on te le colle dans les pattes à chaque album, faut pas juste avoir l'image de. Il faut vraiment voir si c'est là sur l'album que les gens écoutent. Alors oui, Half A Man / Half A Freak c'est la grille de Knocking On Heaven's Door, c'est un fait, je n'y peux rien, ça doit être un plagiat digéré (rires). Dylan est dans la culture populaire, ça parle à tout le monde, il sera jamais égalé dans son parcours, c'est historique, romanesque, tout ce qu'on veut... "This month's Dylan" ça n'existe pas.

Tu n'es pas un peu frustré que les gens focalisent beaucoup là-dessus ?

Si je suis extrêmement frustré par la réaction de la presse. J'ai l'impression que tout est à retardement, sur cet album là, on chronique le précédent et je me dis que pour sortir d'une image qu'on t'as collé... Je trouve que la presse française s'intéresse rarement au fond. J'espère que les gens qui achètent le disque vont faire attention aux paroles, c'est pour ça que j'essaye d'avoir les paroles dans le livret. Je n'ai pas envie de mettre ma vie entière dans un disque pour qu'on me réponde "Bob Dylan". Pour moi c'est hors contexte.

On écoute la version de Stephen Malkmus là. Toi aussi tu aimes beaucoup faire de reprises, pourtant il n'y en a jamais eu sur tes albums...

Y en a eu sur la réédition du premier album, piégé (rires) ! T'es sensé être au courant pourtant...

As-tu du mal à considérer une reprise comme composante à part entière d'un disque ?

J'ai beaucoup aimé ce qu'a fait Okkervil River avec Black Sheep Boy, commencer par la reprise d'une chanson qui sert de concept à un album entier, un fil rouge et je trouve ça... Je n'exclus pas de le faire un jour. Si ce mec écrit vraiment très bien, à la base c'est un critique musical, un érudit et un fan de musique, je trouve qu'il a réussi à mélanger les deux avec intelligence. Après les reprises on les fait sur scène et c'est vrai que sur disque je préfère inviter des gens que j'aime bien à jouer avec moi. Avoir une reprise, ça favorise aussi les comparaisons, ou alors faut vraiment trouver le morceau qui n'a rien à voir.

C'est dans cette optique que tu t'es mis à jouer Be My Baby des Ronettes ?

Pour le coup c'était pour une émission radio où il fallait un morceau sixties un peu décalé. Le morceau en lui-même est d'une perfection... J'adore le son de l'époque, le morceau... Et les textes sont d'une simplicité effarante mais on fait rarement mieux. Je me dis qu'en faisant un album d'amour en allant chercher des trucs ultra alambiqués, les Ronettes, tu prends le morceau et tout y est.

Comme un idéal pop en fait ?

Oui, c'est ça. Je pense que c'est un des sommets de la pop. Fait en deux minutes trente comme ça, y a juste rien à dire. C'est vrai que ça nous amusait de reprendre ça de manière un peu décalée, hors carcan folk.

The Walkmen - Donde Esta La Playa?

(En deux secondes) The Walkmen. Meilleur album de 2008, concept romantique absolu... C'est quand même un disque qui commence par "It's back to the battle today". Il est fou cet album et il vieillit très bien, il y a toujours cette urgence. Je pense qu'il est autobiographique, je ne sais pas si ils ont communiqué dessus. Je serais curieux de voir les bios qu'ils envoyaient à l'époque de la sortie du disque. Ca atteint des sommets dans le son, dans l'écriture. Ce morceau s'appelle Donde Esta La Playa? ! Alors pourquoi, est-ce qu'ils étaient en Espagne et qu'ils se sont paumés en camion (rires) ? C'est très new-yorkais, des histoires de couples trentenaires, des couples qui se font et se défont, des soirées dans des lofts avec des amants. Je pense qu'il s'agit d'histoires d'amour urbaines. Quand j'étais en train de faire We Go Way Back qui est totalement autobiographique sur une histoire d'amour passionnelle, je suis tombé sur ce disque et je me suis dit "Ils m'ont piqué le créneau" (rires). Après j'ai essayé d'éviter de vouloir arriver à l'égaler. Les ayant vu sur scène aussi, je pense que tout était dit. J'aimerais vraiment avoir cette urgence et ce son.

Ce disque ne t'as-t-il pas influencé dans ton écriture ?

Ca a plus fait un effet de miroir parce que j'étais déjà lancé. Je pense que je l'ai tellement écouté que... C'est dur de chiffrer l'influence d'un disque. Je pense qu'il y a eu des répercussions mais je ne saurais pas encore dire lesquelles, mais il y en a eu, sûrement. Ce disque est tellement important pour moi.

Tu parlais de l'importance de l'ouverture sur le premier morceau, c'est un peu ce qu'on retrouve sur We Go Way Back avec cette batterie martiale et les textes...

Tu ouvres une histoire en sachant que tu vas passer par tout, les pics émotionnels, bons comme mauvais. C'est une espèce de guerre qui peut avoir du très bon en même temps que des côtés très sombres. C'est important de commencer par quelque chose qui pose les bases et qui t'annonce que tu vas naviguer d'un extrême à l'autre.

Monsters Of Folk - Say Please

Ce qui est bien avec ce groupe c'est que ça s'appelle Monsters Of Folk alors que ça n'est pas folk du tout, donc ça j'aime bien (rires). J'aime bien leur façon de jouer de cette étiquette. Ils ont un truc pop-folk-rock qui se mélange et c'est extrêmement réussi sur ce morceau, avec un gros refrain ultra-fédérateur, c'est vraiment vers ça que j'ai envie d'aller, des pop songs énervées. Et puis là, le solo, il est juste fou. Matt Ward, y a du gros dossier. Bright Eyes on aime ou on aime pas, mais c'est un mec qui a bon goût et qui a l'air de vouloir faire les choses bien au niveau de l'indépendant tout en vendant des millions d'albums, comme quoi ça n'est pas incompatible.

Il y a aussi un lien avec toi dans le sens où c'est un groupe avec des gens qui viennent d'horizons différents, comme avec Fuck Me Baby.

Oui, c'est vrai. C'est vraiment du spontané, au début je me disais "On se branche, on joue et on essaye d'envoyer des morceaux tubesques de deux minutes, trop saturés", j'aime bien ce concept (rires). Après je ne voulais pas me dire non plus qu'il y avait un projet sérieux et un projet "Ouais on se lâche, on est des punk rockeurs". Je me dis que cet album m'a décomplexé. Pour le prochain si on a envie de mettre une rythmique à la Metallica, on le fera... Je plaisante mais je me suis fait toute une montagne de l'intégration de l'électrique, il faut juste faire sa musique sans se soucier de comment ça sera perçu et basta. Ce sont deux projets différents, même si on peut retrouver des trucs, notamment avec l'esprit de We Go Way Back. Sauf que dans Fuck Me Baby on partage beaucoup plus la composition, alors que c'est toujours moi qui fait les morceaux dans H-Burns avant que chacun amène sa touche. C'est donc un projet où je suis plus dans le "fun". On peut avoir autant de distorsion dans les deux projets, ça ne sera pas un problème.

Vu de l'extérieur, We Go Way Back donne l'impression qu'il y a plus d'implication de la part des autres membres.

Oui, parce qu'on a fait de la scène ensemble entre temps. Je pense que ça nous a soudé. On est vraiment un groupe.

Gravenhurst - The Western Lands

Do Make Say Think ? Noah & The Whale ? Low ? Non, attends... Gravenhurst !

Il y a quand même deux références à ce groupe sur l'album qui seraient totalement fortuites ? Ce morceau s'appelle Western Lands, que tu évoques dans Fires In Empty Buildings et non pas Fires In Distant Buildings...

Oui, deux références à Gravenhurst, mais c'est vraiment fortuit. C'est un groupe dont j'aime plein de morceaux, mais j'ai juste Black Hole In The Sand, que je trouve d'ailleurs monstrueux. C'est pas un groupe que je connais super bien, même si on avait joué avec lui en Angleterre avec Dont Look Back. Je ne sais pas si les thématiques de ses morceaux sont communes. Avec les "western lands" je voulais juste parler de mon voyage aux Etats-Unis.

Justement, y a-t-il eu beaucoup d'"heureux accidents" sur ce disque ?

Je pense, oui. C'est même un ensemble d'accidents. Les rencontres que je fais en sont. Il faudrait faire une définition du terme, mais je ne vois pas ça d'une façon négative. Je crois que le hasard a fait beaucoup. C'est pour ça que j'ai essayé d'écrire sur des faits. J'ai voulu finir le disque dans un endroit précis pour aller au bout du concept, ce qui a provoqué d'autres choses... Je pense que c'est un ensemble de vie privée et de rencontres qui génèrent le hasard.

Neil Young - Down By The River

Open tuning à gogo ! C'est Neil Young ?

Oui, le live à Massey Hall...

Ah. Trois voyages à Toronto, trois concerts. On se fait vraiment absorber par la ville là-bas. Et c'est vrai que passer devant le Massey Hall en ayant écouté ce disque, ça fait quelque chose. On n'est pas rentré dedans, mais on s'est pris en photo devant l'entrée, comme des cons, en mangeant nos pancakes (rires). Il y a un très belle scène musicale là-bas en plus, avec l'influence de Neil Young qu'on sent forcément. C'est un peu le New York canadien, avec des clubs de partout, c'est une ville assez jubilatoire.

Le côté géographique est souvent présent dans ta musique, ce qui n'évite d'ailleurs pas l'écueil de l'étiquette "musique de grands espaces".

Oui, surtout que Toronto c'est une grande ville ! Après ce n'est pas parce que tu as une guitare acoustique que ça va être boisé. Il y a un thème urbain, le format des morceaux, la façon de chanter... C'est un tout qui fait que ce sont des clichés qu'on impose à cette musique. Quand je parle de Toronto ou de New York, je parle d'univers ultra-urbains et quand je compare la personne dont je parle dans le disque à une grande ville c'est justement pour décrire non pas la sérénité, mais la complexité et la diversité.

Ce paradoxe s'exprime très bien dans Lonely Nights On Queen Street avec son personnage seul dans une grande ville.

Oui c'est ça. On a un personnage avec plein d'espoirs sur la grande ville qui finit par se faire manger par elle. J'y ai beaucoup pensé là-bas en remontant Young Street, qui est l'artère principale de Toronto. Je me disais que j'étais le petit gars de la campagne monté en ville pour réussir (rires). C'est là qu'on se rend compte qu'on est vraiment rien au milieu de tout ça et que pour s'imposer, que ce soit musicalement ou socialement, tu peux vite te retrouver dévoré par la ville. C'est attirant autant que destructeur, cette idée me plaisait bien.

Y a-t-il une réception différente à ta musique de la part du public en Amérique du Nord ?

Le seul truc qui est universel, c'est que les mecs te disent "T'as pas d'accent" (rires). Après je préfère qu'on me le dise aux Etats-Unis, c'est un peu comme si j'étais adoubé. Tu sens aussi une culture des gens qui écoutent les textes, ils viennent t'en parler après le concert. J'ai l'impression qu'on n'a pas trop cette culture ici, on n'essaye pas trop de creuser les choses. C'est d'ailleurs ce que je reproche à la presse en général. Il y aussi ce côté surprise quand ils voient que cette musique leur plait et que c'est fait par des français. Ils ne nous associent pas du tout au rock, les exemples qu'ils ont, c'est Air, Daft Punk ou Justice.

Great Lake Swimmers - Don't Cry No Tears

On ne vas pas trop s'éloigner de Toronto avec le morceau suivant...

Ah, les Great Lake Swimmers...

Comment est-ce que Tony Dekker s'est retrouvé sur le disque ?

Leur manager nous a programmé à Tortonto, il a un petit label, Weewerk et il a mis un de nos morceaux sur une compilation. J'ai pensé à proposer à un habitant de la ville de chanter sur Toronto, vu qu'il y avait déjà un morceau sur le sujet sur How Strange It Is To Be Anything At All (On The Boulevards, NDLR). Et puis Ongiara est un disque que je trouve parfait. Il a écouté le titre et m'a tout de suite donné son feu vert. Je lui ai envoyé la version avec ma voix témoin et on a reçu ça l'avant veille du mixage. On ne s'est jamais rencontré. Je n'ai pas eu de nouvelles depuis, on devait jouer ensemble mais ça ne s'est pas fait. Les merveilles de la technologie en somme... Je trouve qu'il a fait une super version du morceau, c'était presque touchant. Le fait qu'il chante mes paroles... C'était une chouette non-rencontre (rires). Les consignes c'était juste de chanter les deux premiers couplets, avec un phrasé assez éloigné du sien, mais je ne lui ai donné rien spécifié. Il a fait ça par dessus ma voix témoin en arrivant à interpréter, on sent qu'il envoie. Leur version de Neil Young est bien d'ailleurs.

Daniel Johnston - Casper

Magnifique ! Casper...

Si j'ai choisi le morceau, c'est parce qu'il est sur la bo de Kids. L'adolescence est un thème assez central sur ton disque...

C'est assez métaphorique dans le sens où c'est un disque sur une relation d'adultes, mais des fois on est tellement dans l'innocence du truc que je me suis projeté vers l'adolescence. J'ai toujours un peu ce frisson teenage quand je rencontre quelqu'un. Cette métaphore collait plutôt bien à la musique d'ailleurs. Et puis, Daniel Johnston, c'est un mec qui parle de la même rupture adolescente dans ses chansons, il fait ça toute sa vie à tel point qu'il en est devenu presque fou. Enfin, pas "presque"... Il n'y a pas eu que ça, mais ça ne l'a pas aidé. Il arrive à parler de ça avec une naïveté géniale, genre texte simple, t'as l'impression que c'est un gosse de huit ans qui écrit ses textes, c'est très touchant. Je pense à un morceau comme Love Not Dead, c'est con comme la pluie mais j'adore. Y a comme un côté Ramones en fait...

Dinosaur Jr. - Can't We Move

Dinosaur...

Ce qui nous amène inévitablement à Half A Man / Half A Freak...

Notre cher guitariste Antoine Pinet est un fan de Dinosaur Jr. devant l'éternel et comme on cherchait vraiment un son année quatre vingt dix... je me suis dit qu'Antoine devait avoir son quart d'heure de gloire. Je me suis levé un matin avec ce riff dans la tête, j'ai dit à Antoine "Tiens un plan Dinosaur Jr., c'est pour toi". Il arrive, il prend sa Jazzmaster, il branche le JCM et voilà. C'est un truc où il a vachement d'influence là-dessus et ça se recoupe. Il y a souvent des belles mélodies dans Dinosaur Jr. aussi, des refrains ultra-efficaces, leur son qu'on reconnait, c'est aussi un symbole de réussite pop avec du gros son derrière. C'est un peu un idéal, avec ce parcours atypique, leur propre son, il y a plein d'idées là-dedans.

Ce morceau est très surprenant quand on connait tes deux albums précédents...

Oui, mais tu vois, bizarrement, je pensais que les gens allaient être plus surpris que ça. Ce qui me donne envie de radicaliser encore plus le propos. Je n'exclus pas que sur le prochain il n'y ait pas du tout de guitare acoustique par exemple. On était parti pour faire comme ça, peut-être qu'on a adouci le propos en cours de prod', je ne sais pas, je n'ai pas encore assez de recul par rapport à ça. On m'a aussi dit que j'étais trop doux sur ce disque, comme si on n'avait pas totalement osé se lâcher, genre "Attention on y va, mais pas trop non plus". L'idéal serait de garder cette dynamique pop-rock, mais avec un tapis de guitares un peu plus important.

Mogwai - Ex-Cowboy

Mogwai ?

Histoire d'évoquer ton passé de "post-rockeur" qui a ressurgi il n'y a pas très longtemps avec ta participation sur un titre de l'album de Geneva, qui nous propulse à l'époque où toi et Charles étiez dans Dont Look Back...

Pour le coup, malgré moi (rires). C'est à dire qu'ils l'ont fait et m'ont dit de chanter dessus. C'est vrai qu'il y a des plans qui font très premier album de Dont Look Back, beaucoup plus que le deuxième. On m'en parle beaucoup ces temps-ci, on a eu notre petite gloire indé... C'est vrai que je n'écoute presque plus de post-rock même si je trouve que Come On Die Young est un super album, le seul groupe du style que j'écoute encore c'est Do Make Say Think, justement parce qu'ils n'ont pas enfermé le truc. Tous ces groupes qui sont arrivés avec ces même plans. Tout le monde veut se mettre en collectif, être douze sur scène avec des violons. Ca m'a vite gonflé le côté grosse montée avec du relief et tout. Sur scène c'est cool à jouer, mais on est allé vers un format plus pop sur le deuxième album, avec les rythmiques, on a rajouté de la voix... Si on continuait, le troisième disque aurait sûrement été un disque d'indie rock. Je ne m'imagine vraiment pas faisant une carrière avec de la musique instrumentale, j'ai trop de sensibilité pop.

Thousand - The Hotel Lobby

Thousand !

On va donc évoquer le changement de personnel pour finir...

Même si il est quand même toujours présent, vu qu'il était là au Fou du Roi, il se concentre désormais sur ses projets à lui, Thousand, Thousand & Bramier. Il va refaire un disque de chaque. Et même s'il la joue "Je kiffe la route et les hôtels" dans cette chanson, il faut savoir que c'est quand même un sacré pantouflard (rires). Il aime mieux chanter la route que la faire... Du coup, il nous a trouvé lui-même son remplaçant. J'étais un peu sous le choc quand il a annoncé qu'il partait mais il nous a tout de suite dit qu'il avait le batteur idéal, à Grenoble en plus. Un batteur à la Two Gallants, The Drones, idéal pour cet esprit plus rock qu'on a essayé d'avoir. On a répété et en une heure on savait que c'était bon. Là où Thousand avait raison, c'est que d'avoir un batteur qui assoit plus le truc ça va avec cette évolution. Sans être un boucher, c'est un batteur qui tape plus. Ca s'est fait ultra-vite avec pas mal de concerts qui arrivaient... Ca s'est fait et bien fait. J'espère qu'on est constante évolution. Voilà un bel exemple de "bel accident" tiens d'ailleurs. Allez, emballez, c'est pesé !

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Photo Interview H-Burns, BURNE !

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