Stephen Malkmus and the Jicks

+ Calc

+ Clearlake

Nantes, L'Olympic - 29.03.2003

» Compte Rendu

le 20.05.2003 à 00:00 · par Eric F.

Dans un Olympic en comité réduit (à peu près 300 personnes au maximum), Calc débute les festivités de manière sympathique, même si on a déja vu plus emballant. Le groupe est bien calé, mais ça manque quand même légèrement de folie, un petit quelque chose qui rende le concert vraiment excitant. Aucun morceau du premier album ne sera joué, puisqu'ils ont "des nouveaux morceaux". Bien dommage. Ceci dit, le set de Calc aura été merveilleux en comparaison de celui de Clearlake, qui après un morceau presque convaincant, s'enfonce vite dans un trip braillard servi par la voix assez insupportable du chanteur. Les morceaux se finissent toujours de la même manière, certaines envolées auraient pu toucher le public... s'il était venu voir Muse. Heureusement Clearlake ne bénéficiera pas de plus de temps que Calc (c'est à dire à peu près 45 minutes).

L'assistance réduite se fait désormais pressante, le but étant d'atteindre le premier rang, ce que ne manquent pas de faire quelques groupies attendant de pied ferme leur playboy préféré. Ledit playboy qui glisse sa tête par les rideaux de la scène plusieurs fois avant de finalement pénétrer l'arène suivi de ses fidèles Jicks. L'atmosphère s'enfumme assez rapidement et Malk nous entraîne sur un Jenny And The Ess Dog tout simplement parfait en morceau d'ouverture. On sent que Malkmus tient la grande forme, le bonhomme n'hésite pas à plaisanter sur les albums de Pavement (tout en refusant d'en jouer quoi que ce soit) et à se lancer dans l'intro de son Jo Jo's Jacket en français !. Le public est ravi, et un cortège de gens de Saint Lo arrivent à faire parvenir un disque de Tom Violence (groupe local) jusqu'à la scène, que Malkmus promet d'écouter. Voila tout un symbole de l'évolution du bonhomme : à l'époque de Pavement , on aurait vu le Malk' détruire immédiatement le support audio devant une salle en folie. Désormais, il promet de ne pas perdre le disque et de l'écouter. Bref, il s'est assagi. Le concert n'atteindra jamais la folie d'une prestation de Pavement, mais ce qui a été perdu est compensé par l'assurance du groupe et du jeu de guitare de son leader, qui pousse la carte guitar-hero à fond. Les réfractaires du second album apprécient peu, mais les indécis se font finalement conquérir par ces solos classieux et étirés mais jamais longuets (1% Of 1 passe comme une lettre à la poste du long de ses 9 minutes 30). On peut tout de même regretter qu'aussi peu de titres du premier album aient été joués, même si Church On White compensa cette frustration sans aucun problème. Clôturant un concert somme toute assez court (même pas 1 heure 30 au compteur) le batteur des Jicks offrit un spectacle digne de Steve West en décorant / démolissant une partie de sa batterie, petit élément de folie dans un concert propre mais enthousiasmant.

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